Seuls 4 restaurateurs sur 10 auraient respecté les engagements du secteur en matière de prix.
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"A long terme", la baisse de la TVA dans la restauration devrait permettre la création de seulement 6000 emplois. C'est ce qu'a indiqué mercredi un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes.
"Les engagements des représentants des restaurateurs de créer 20.000 emplois et de signer 20.000 contrats de professionnalisation apparaissent optimistes", indique le texte.
La TVA dans la restauration est passée de 19,6 à 5,5% le 1er juillet - une baisse que le secteur réclamait depuis des années. En contrepartie, les représentants de la filière s'étaient engagés à ce que les établissements créent des emplois, baissent leurs tarifs, augmentent les salaires des employés et se modernisent.
Le nombre d'emplois prévu semble difficile à atteindre. Et la baisse des prix ne sera pas non plus à la hauteur des attentes. En juillet et août, les prix dans les restaurants ont baissé de seulement 1,5%, selon l'Insee.
3 milliards par an
Si les tous les restaurateurs avaient joué le jeu, l'addition aurait dû diminuer de 3 à 4%, selon les calculs du secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli. Mais au 1er septembre, seuls 40% des professionnels avaient respecté les engagements du secteur en matière de prix, c'est-à-dire avaient baissé d'au moins 11,8% le prix de 7 de leurs produits.
Face à ces maigres résultats, le rapport de la Cour des comptes rappelle que la mesure coûtera pourtant à l'Etat 3 milliards d'euros par an.
Interrogé sur RTL, Jean-Pierre Chedal, de la branche restaurateurs du syndicat Synhorcat, demande du "temps" et estime qu'il ne faut pas présenter les restaurateurs comme des "profiteurs".
Et vous, quel bilan tirez-vous trois mois après la baisse de la TVA? Avez-vous constaté des baisses de prix? La crise a-t-elle joué un rôle selon vous dans cette affaire? Pensez-vous qu'il est trop tôt pour juger de l'efficacité de la mesure?