Un bureau de vote de la "votation citoyenne" sur l'avenir de la Poste.
- © AFP (Philippe Huguen)
Plus de 2 millions de personnes ont participé à la "votation citoyenne" sur l'avenir de la Poste, un référendum non officiel organisé par les syndicats. En cause, le changement de statut de la Poste et l'ouverture du capital qui leur fait craindre une privatisation à moyen terme.
Avec une très forte majorité contre la réforme, les organisateurs entendent bien influer sur l'attitude du gouvernement. Forts de leur succès, les organisateurs réclament le "retrait" du projet de loi.
Dans un communiqué, le comité d'organisation qui regroupe différents syndicats, partis et associations déclare: "Nous attendons évidemment du gouvernement qu'il décide le retrait du
projet de loi et qu'il lance un débat national dont le point d'orgue
serait un référendum officiel."
Semer le trouble
Pour la droite au contraire, ce pseudo référendum sans valeur juridique est une manipulation politique, "une pantalonnade orchestrée par une minorité", selon un communiqué de Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP. Et de poursuivre: "Ce précédent fâcheux par son caractère antidémocratique et mensonger ne visait qu'à semer le trouble et le doute dans l'esprit des Français."
Toujours à l'UMP, Frédéric Lefebvre a expliqué que ce vote était "truqué" car le gouvernement n'a jamais souhaité privatiser la Poste.
Alors référendum populaire, exemple de démocratie participative ou au contraire gadget sans valeur? Vous, que pensez-vous de cette initiative? Et maintenant, que faire de ses résultats?