L'expérience "un ordinateur, un collégien" a été conduite pendant 8 ans dans les Landes.
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"Un collégien, un ordinateur." Depuis 2001, sous l'impulsion d'Henri Emmanuelli, président du conseil général, le département des Landes équipe en ordinateurs portables et en logiciels pédagogiques l'ensemble des collégiens et des professeurs, pour un investissement de 45 millions d'euros.
Huit ans plus tard, une étude commandée à TNS Sofres montre que l'ordinateur servent à 80 ou 90% à des jeux et à des téléchargements de musiques et vidéo. L'expérience est donc arrêtée.
Outre les Landes, d'autres régions tentent pourtant de poursuivre
l'expérience.
Xavier Darcos, lorsqu'il était ministre de l'Education Nationale, avait lui aussi lancé de grands projets en la matière pour rattraper un sérieux retard en matière d'"e-éducation". La France n'obtient en effet qu'une piètre 24ème place mondiale pour l'usage des nouvelles technologies en classe, selon un classement de la Commission européenne en 2006.
Une nouvelle pédagogie
Si les professeurs de musique ou les arts plastiques, se sont intéressés à l'informatique, les enseignants de français et mathématiques sont plus sceptiques. L'ordinateur est même accusé de faire perdre leur orthographe aux élèves.
Les enseignants se disent insuffisamment formés pour proposer à leur classe une pédagogie véritablement numérique.
Vous, qu'en pensez-vous? Fallait-il continuer l'expérience "un collégien, un ordinateur"? L'utilisation de l'outil informatique peut-il améliorer le niveau des élèves? Lui est-il néfaste? Ou sa présence dans les classes des établissements scolaires, ne change-t-il, au final, pas grand-chose?