Jimi Hendrix au concert de Woodstock, en 1969.
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Jimi Hendrix, Santana, Joe Cocker, Janis Joplin? Du 15 au 18 août 1969, la crème du rock déboulait sur un pré de la campagne new-yorkaise pour chanter le pouvoir des fleurs et fêter l'amour libre. C'était le festival de Woodstock, plus gros concert de l'histoire de la musique.
Animés d'une redoutable soif de vivre, 450.000 jeunes Américains dansaient, chantaient et lançaient des appels à la paix, nus dans des nuages de fumée de marijuana.
Le festival de Woodstock allait entrer dans l'histoire et devenir, bien plus qu'une scène musicale, le symbole mondial des années hippies et de l'esprit "Peace and love"... en dépit d'un malentendu de départ. Le festival s'est en fait tenu à Bethel, au nord de New York, et non à Woodstock, à 70 km de là, le village de résidence de Bob Dylan.
Faire revivre la légende
Quarante ans plus tard, les célébrations de l'événement se multiplient: réédition des albums originaux, sortie du film Taking Woodstock, d'Ang Lee, et l'inévitable mise en vente de T-shirts et casquettes reproduisant l'affiche du festival...
Le moment le plus fort de l'été sera évidemment le concert du 15 août qui, sur les mêmes lieux que naguère, accueillera Ten Years After, Melanie, Canned Heat et d'autres rescapés de l'époque.
Mais ce "revival" était-il bien nécessaire? Alors que les hippies ont relégué chemises à fleurs et pantalons pattes d'éléphant au placard, que reste-t-il encore de Woodstock? L'esprit "Peace and love" a-t-il encore une place dans une société où rentabilité et crise du climat sont les maîtres mots? Ou s'agit-il surtout d'une grande parenthèse musicale? Vous, qu'en pensez-vous?