Calcul de la TVA.
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Les restaurateurs doivent "tenir parole". C'est ce qu'a affirmé mercredi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, à propos de la répercussion de la baisse de la TVA sur les prix. Rappelons que le 1er juillet dernier, le taux de celle-ci est passé de 19,6 à 5,5%. Cette mesure, réclamée de longue date par la profession, a un coût pour l'Etat: 2,4 milliards d'euros.
En contrepartie de cette baisse, les professionnels de la restauration se sont engagés à baisser les prix de 11,8% sur au moins sept produits. Ils ont aussi promis l'embauche de 40.000 personnes en deux ans et des augmentations de salaire.
Trois semaines après l'entrée en vigueur de cette nouvelle disposition, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) constate que seuls "50% des restaurateurs ont baissé les prix". Et Christine Lagarde de tempérer : pour l'autre moitié, " on est à trois semaines de l'entrée en vigueur, il faut laisser un petit peu de temps au temps".
Bercy demande plus de contrôles
Pourtant, la locataire de Bercy ne s'en est pas tenue là. Interrogée sur France 2, elle a assuré que si les restaurateurs se "refusaient totalement à baisser les prix, on trouverait les moyens". Ainsi, la ministre a demandé à la DGCCRF "d'intensifier les contrôles et de vérifier ce qu'il se passe sur le terrain". Mais pour elle, en définitive, ce sera le consommateur qui sera "le vrai arbitre de tout cela". Car il "n'est pas idiot, il ira chez celui qui baisse ses prix".
Pour sa part, le président du Synhorcat, deuxième syndicat des restaurateurs, a estimé qu'il valait mieux "faire des efforts de pédagogie" plutôt que de brandir des "menaces", pour inciter les restaurateurs à baisser les prix.
Et vous, qu'en pensez-vous? Etes-vous de ceux qui pensent que ces premiers résultats sont encourageants? Au contraire, faites-vous partie de ceux qui considèrent que les restaurateurs ne jouent pas le jeu? Ou alors estimez-vous qu'il est encore trop tôt pour se prononcer?