AFP (Mehdi Fedouach)
- © Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, le 13 juillet 2009 à Paris.
Pour lutter contre la délinquance, il faut se montrer plus ferme. Tel est, en substance, le message qu'a délivré le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, aux préfets français mercredi.
Selon les statistiques de l'Observatoire national de la délinquance publiées jeudi, la délinquance aurait cessé de baisser au cours de ces six derniers mois. Les atteintes à l'intégrité physique, notamment, seraient en nette augmentation.
En outre, la nuit du 13 au 14 juillet a été particulièrement violente cette année, avec 317 voitures brûlées, contre 297 en 2008.
La sécurité, un droit et un devoir
Face à ces mauvais chiffres, Brice Hortefeux a insisté sur "la nécessaire mobilisation" des préfets. "La sécurité est le premier droit de nos concitoyens, cela est donc notre premier devoir", a-t-il assuré.
Relâchement des forces de l'ordre? Manque de moyens humains et financiers? Du côté du ministère de l'Intérieur, on prône la fermeté. Brice Hortefeux s'est également prononcé pour le développement de la vidéosurveillance.
Pourtant, depuis quelques jours, des voix s'élèvent pour protester contre les interventions policières trop violentes. La semaine dernière, à Montreuil, un jeune homme de 34 ans a perdu un ?il après avoir essuyé un tir de flashball au visage. Alors que les policiers assurent en avoir besoin, cette arme fait désormais polémique.
Certains rétorquent enfin qu'il faudrait mettre l'accent sur la prévention plutôt que sur la répression et rappellent l'importance de l'environnement et de l'éducation dans l'émergence de la violence.
D'après vous, les policiers français doivent-ils renforcer leur dispositif et durcir leurs méthodes d'intervention? Trouvez-vous au contraire que celles-ci sont déjà trop violentes? Craignez-vous le basculement dans un Etat policier?