A Châtellerault, des salariés menacent de faire sauter leur usine.
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Après ceux de l'équipementier automobile New Fabris, les salariés grévistes du groupe de communication Nortel, à Châteaufort dans les Yvelynes, menacent à leur tour de faire sauter leur ancien outil de travail. Comme leurs collègues, ils ont installé une dizaine de bouteilles de gaz et menacent de les faire exploser "si les administrateurs ne prennent pas leurs responsabilités".
"Les bouteilles de gaz sont dans l'usine, tout est prévu pour que ça saute", a déclaré dimanche Guy Eyermann, délégué CGT de l'équipementier automobile New Fabris, situé à Châtellerault, près de Poitiers.
Face à la liquidation judiciaire de l'entreprise, les employés menacent de faire exploser les locaux si Renault et PSA, les principaux clients de celle-ci, ne leur versent pas chacun une indemnité de 30.000 euros avant fin juillet.
New Fabris et ses 366 salariés travaillaient à 90% pour ces deux constructeurs automobiles. "On ne va pas laisser PSA et Renault attendre août ou septembre pour récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l'usine", a ajouté le délégué syndical. "Si on n'a rien, eux n'auront rien."
Rendez-vous au ministère
Une délégation de salariés doit se rendre jeudi à la direction de Renault pour tenter de négocier, et au ministère de l'Emploi le 20 juillet pour lui demander de faire pression sur PSA et Renault, qui ont reçu des aides de l'Etat.
Avec la multiplication des fermetures d'usine et des plans sociaux depuis le début de la crise, les réactions violentes de salariés font souvent la une ces derniers mois.
En avril, des employés d'une usine Continental avaient notamment saccagé la sous-préfecture de Compiègne, dans l'Oise. Et au printemps, plusieurs patrons avaient été séquestrés par leurs salariés.
Pour certains, ces méthodes sont le seul moyen de se faire entendre. Pour d'autres, elles s'apparentent à un véritable chantage à la terreur et ne sont pas acceptables. Et vous, qu'en dites-vous?