Un professeur dispense un cours depuis les marches de l'Université de la Sorbonne.
- © AFP (Olivier Laban-Mattei)
Après seize semaines de blocage, les cours ont finalement repris dans la majorité des universités françaises. Mais le mouvement, initié en janvier, se poursuit: six universités n'ont toujours pas rouvert leurs portes.
A Caen, Toulouse II ou Reims, la grève a été reconduite par les assemblées générales, qui ont repoussé la reprise des cours pour une durée indéterminée.
Pour Ludivine Labbé, porte-parole locale de l'Unef-ID pour l'établissement toulousain du Mirail, interviewée dans le Nouvel Observateur, "pas question de cesser le blocus tant que la réforme ne sera pas abrogée".
Epreuve de force
Mais "pas question, parce que six universités sont bloquées, que le gouvernement accède à cette demande", a insisté le Premier ministre François Fillon. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a toutefois reconnu ces derniers jours que la "barque des réformes" était peut-être "trop chargée".
Pour des dizaines de milliers d'étudiants amputés de près de la moitié de leur année universitaire, les conséquences pourraient être sérieuses, malgré les mesures annoncées par le ministère.
Un programme chargé articulé autour de sessions intensives de rattrapage est prévu, alors que plusieurs dispositifs destinés à soutenir financièrement les étudiants mis en difficulté par les blocages ont déjà été mis en place. L'hypothèse d'une session "d'examens aménagés" est aussi envisagée.
Les candidats 2009 doivent-ils s'inquiéter de la crédibilité de leur diplôme? S'agira-t-il d?un titre au rabais ou d'un certificat comme les autres? Qu'en pensez-vous?