L'opposante birmane Aung San Suu Kyi le 9 novembre 2007.
- © AFP (Archives)
Après Jane Birkin, c'est au tour de Carla Bruni-Sarkozy de s'engager pour Aung San Suu Kyi. Lundi, l'épouse du chef de l'Etat a écrit une lettre ouverte aux autorités de Birmanie pour demander la libération de cette opposante de 63 ans, prix Nobel de la Paix en 1991.
"C'est une question de simple humanité que de permettre à une femme malade d'être libre pour être soignée en toute confiance", a écrit Carla Bruni-Sarkozy, alors que beaucoup craignent une dégradation de l'état de santé de la dissidente.
Aung San Suu Kyi est la plus célèbre des opposantes à la junte militaire au pouvoir dans ce pays d'Asie du sud-est. En 1990, son parti a remporté les élections, mais les militaires ont refusé de se plier aux résultats du vote. Depuis, elle a passé la majeure partie de son temps en prison ou assignée à résidence.
Un sort "intolérable"
Elle est de nouveau jugée depuis lundi et risque 5 ans de prison. Elle est soupçonnée d'avoir enfreint les règles de son assignation à résidence en accueillant un Américain qui s'était réfugié dans sa maison.
L'arrivée de cet homme au domicile d'Aung San Suu Kyi est, pour ses partisans, une étrange coïncidence, alors qu'elle devait être libérée le 27 mai et que des élections auront lieu en Birmanie en 2010.
"Au-delà de la situation politique en Birmanie, je profite de la position qui est la mienne et de l'écho dont cette lettre pourrait bénéficier pour me faire le porte-parole de tous ceux, dans mon pays, qui trouvent intolérable le sort réservé à cette femme", a notamment écrit Carla Bruni-Sarkozy.
Pensez-vous que cette lettre puisse avoir un impact? La première dame de France a-t-elle bien fait de s'engager pour cette cause ou estimez-vous que ce n'est pas son rôle?