AFP (Jack Guez)
- © Le pape le 11 mai 2009 à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv.
En voyage au Proche-Orient depuis vendredi, le pape Benoît XVI entend être le "pèlerin de la paix". Hier, il a entamé la partie la plus délicate de son voyage, avec une visite en Israël et dans les territoires palestiniens.
Son pèlerinage le conduira sur les principaux sites représentant la chrétienté, le judaïsme et l'islam. Au programme notamment: la visite du monument de Yad Vashem à Jérusalem, érigé à la mémoire des victimes de l'Holocauste.
A travers ce geste symboliquement fort, le représentant de l'Eglise catholique entend délivrer un message de paix et améliorer le dialogue interreligieux. Dès son arrivée à Tel Aviv, il a plaidé pour une réconciliation entre Israéliens et Palestiniens.
Polémiques et tensions
C'est la première fois que Benoît XVI se rend en Terre sainte. Ses prédécesseurs Paul VI et Jean-Paul II l'avaient respectivement fait en 1964 et en 2000. Mais cette fois, la tâche s'annonce plus difficile.
Ce voyage intervient cinq mois après le début de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza. Et alors que les négociations de paix israélo-palestiniennes sont actuellement gelées.
De plus, la visite se déroule sur fond de polémique et de tensions entre le pape et Israël. Fin janvier, l'Eglise a décidé de lever l'excommunication de l'évêque négationniste Richard Williamson. D'autre part, l'Etat juif s'oppose à la béatification de Pie XII, souhaitée par Benoît XVI.
Que vous inspire la visite du Pape en Terre Sainte? Pensez-vous qu'elle peut aider à la pacification des relations entre les religions? Ou bien jugez-vous ce déplacement inutile, voire même contreproductif?