La ministre de la Santé Roselyne Bachelot à Paris le 3 mai 2009.
- © AFP (Lionel Bonaventure)
Le virus H1N1 serait-il finalement moins inquiétant que ce que l'on a pu imaginer? D'après les autorités mexicaines, le pic de l'épidémie de grippe A serait déjà passé et une phase de recul aurait été entamée. Le taux de mortalité du virus semble en effet se stabiliser dans le monde et le virus se propage désormais plus lentement.
Mais il n'en reste pas moins que le virus continue à s'étendre. L'épidémie touche désormais 21 pays. Si bien que l'Organisation mondiale de la santé envisageait lundi de porter son alerte pandémique à son degré maximal. A ce jour, l'épidémie a fait 27 morts, dont 26 au Mexique et 1 aux Etats-Unis. L'OMS dit redouter une deuxième vague virulente après l'été.
Deux nouveaux cas en France
En France, deux nouveaux cas de grippe A ont été répertoriés hier. La ministre de la santé Roselyne Bachelot appelle à "la sérénité et la vigilance". Une série de mesures préventives viennent d'être mises en place: campagne de prévention, annulation de voyages scolaires, mises à disposition de masques...
Mais au vu des nouvelles plutôt rassurantes venues du Mexique, certains jugent que la gravité de l'épidémie a été surévaluée, par les autorités comme par les médias. Les approximations ont vite créé un climat de psychose, alors que cette nouvelle grippe n'est pour l'instant pas plus meurtrière que la grippe hivernale classique.
Du côté du gouvernement, on répond qu'il s'agit de prendre des mesures concrètes pour appliquer le principe de précaution. Certains estiment même cette réponse trop tardive.
Alors, en fait-on trop ou pas assez avec la grippe A ? Pensez-vous que la gravité de l'épidémie a été surévaluée par les autorités? Ou bien au contraire que l'on n'est jamais trop prudent en matière de santé? Êtes-vous d'avis que les médias ont trop dramatisé l'affaire?