Ségolène Royal et le Premier ministre espagnol José-Luis Zapatero le 19 avril 2007 à Toulouse.
- © AFP/Archives (Pascal Pavani)
Pour la deuxième fois en deux semaines, Ségolène Royal s'est excusée au nom des Français pour des paroles attribuées au président Sarkozy. Cette fois, c'est au Premier ministre espagnol José-Luis Zapatero que l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle s'est adressée.
"Zapatero, il n'est peut-être pas très intelligent (...) mais il est élu", aurait dit Nicolas Sarkozy la semaine dernière lors d'un déjeuner avec 24 parlementaires. Cette phrase a été rapportée samedi par le journal Libération.
Profitant de la polémique créée dans la presse internationale, Ségolène Royal a présenté au Premier ministre espagnol ses excuses "au nom de la France". Une démarche qu'elle avait déjà entreprise début avril lors d'un déplacement à Dakar, revenant sur le discours de Nicolas Sarkozy lorsqu'il avait évoqué "l'homme africain, pas assez rentré dans l'Histoire".
Cette nouvelle sortie de Ségolène Royal lui vaut de nombreuses critiques, y compris au sein de son propre parti. Quant aux soutiens, ils se font plutôt discrets. Le Figaro a même demandé à ses internautes si "le PS doit sanctionner Ségolène Royal".
Propos contestés
Ces nouvelles excuses sont d'autant plus polémiques que les propos incriminés, contrairement au discours de Dakar, n'ont pas été prononcés en public et sont
contestés par une partie des témoins.
Finalement, résume le
journaliste Daniel Schneidermann sur son site Arrêt sur Images, il y a
deux dimensions à l'affaire. D'une part une "épreuve de commentaire de
texte": "Sarkozy a-t-il dit que Zapatero est bête, pour signifier qu'il ne l'est pas, ou l'inverse?" Ensuite une "épreuve de philosophie": "Contre Sarkozy, est-il légitime d'utiliser les armes du sarkozysme?"
Et vous, que pensez-vous de ces excuses ? Sont-elles justifiées, ridicules ou simplement le reflet d'un jeu politique calculé?