Des bambins à la crèche collective du Bois située à Hérouville-Saint-Clair, le 18 avril 2008.
- © AFP/Archives (Mychele Daniau)
A mi-chemin entre la crèche et l'école maternelle, les premiers "jardins d'éveil" payants pourraient voir le jour à l'automne prochain. Ces structures, installées dans des écoles ou des locaux municipaux, sont destinées à accueillir les enfants âgés de 2 à 3 ans. La participation financière des parents devrait varier en fonction de leurs revenus, comme pour les crèches.
La secrétaire d'État à la Famille Nadine Morano a annoncé la création de 100.000 places d'accueil collectif, dont 8.000 dans ces jardins d'éveil. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une convention signée hier par le ministre du Travail, des relations sociales et de la famille Brice Hortefeux avec la Caisse Nationale des allocations familiales (CNAF).
60% des moins de 3 ans à la maison
Lancée à l'été 2008 par la députée UMP Michèle Tabarot, l'idée des jardins d'accueil ne fait pas l'unanimité. Les syndicats d'enseignants du primaire y voient un "subterfuge" pour "substituer à l'école maternelle une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles".
Pour eux, ces structures remettent en cause le principe de scolarisation des plus jeunes, destiné en priorité aux milieux défavorisés.
Une chose est sûre, la France doit développer son offre de garde pour les moins de 3 ans: plus de 60 % de ces enfants sont gardés par leurs parents la majeure partie de la semaine. "Le besoin d'accueil non satisfait est évalué entre 300.000 et 400.000 places", estimait en 2008 le rapport Tabarot.
Mais la réponse à apporter à la pénurie de crèches reste encore à trouver.
Que pensez-vous de ce système de jardins d'éveil payants? Faut-il développer ce nouveau mode de garde? Est-ce un danger pour l'école maternelle publique? Ou faut-il prévoir d'autres mesures pour la petite enfance?