Nicolas Sarkozy le 24 mars 2009 à Saint-Quentin.
- © AFP (Gérard Cerles)
Alors que les plans de licenciements et les fermetures d'usines se succèdent depuis plusieurs semaines, l'idée d'une moralisation du capitalisme s'est imsée dans le débat public.
En période de crise, plusieurs affaires de stock-options et de parachutes dorés font scandale. Ces derniers jours, l'annonce d'une indemnité de 3,2 millions d'euros ur l'ex-PDG de Valeo et le versement de 51 millions d'euros de bonus aux managers de Cheuvreux, une filiale du Crédit agricole, ont particulièrement choqué l'opinion.
En rénse, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a appelé mardi à une moralisation du capitalisme. "Il ne doit plus y avoir de bonus, de parachutes dorés ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat ou qui met en ?uvre un plan social d'ampleur", a-t-il prévenu.
Ultimatum
Si tout le monde semble s'accorder sur l'idée, les avis divergent sur la méthode à adopter. Côté gouvernement, on espère que cet ultimatum ussera les patrons du CAC 40 à renoncer d'eux-mêmes à leurs avantages. Par ailleurs, le patronat est invité à faire des prositions sur la rémunération des dirigeants d'entreprise avant le 31 mars.
Mais à gauche comme à droite, beaucoup doutent de l'efficacité de l'ultimatum et réclament d'ores et déjà une loi qui permette d'éviter les dérives et les abus. D'après le leader du Modem François Bayrou, "le capitalisme sera moral (...) le jour où les ules auront des dents".
Certains restent persuadés que "capitalisme" et "morale" sont deux notions antinomiques et que c'est tout le système qu'il faudrait revoir.
Vous, pensez-vous que la moralisation du capitalisme est en marche? Faut-il l'imser par la loi ou bien s'agit-il d'une utopie?