Manifestation contre la politique du gouvernement le 29 janvier 2009. à Paris.
- © AFP (Patrick Kovarik)
Après le vaste mouvement social du 29 janvier
dernier, les syndicats appellent à une nouvelle grève d'ampleur nationale ce
jeudi. Cette protestation est présentée par ses initiateurs comme une nouvelle alerte pour le
président Sarkozy et son gouvernement.
L'action des pouvoirs publics crise est
critiqué par une large majorité de Français: 62% la jugent "mauvaise" selon un
sondage BVA-BPI pour Les Echos et France Info.
Il y a un mois et demi, l'unité des organisations syndicales avait permis de réunir entre plus d'un million de personnes dans la rue dans toute la
France (2,5 millions selon les organisateurs). Le gouvernement avait été contraint de
revoir ses plans au "sommet social" du 18 février.
Cette fois, pas question de reculer, affirment l'Élysée et
Matignon. Pour Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, de
nouvelles mesures en faveur de la relance par la demande - c'est-à-dire une augmentation du pouvoir d'achat - ne sont pas à
l'ordre du jour.
Un mouvement sur la durée
A la veille de la protestation de jeudi, des positions radicales se font entendre: le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot souhaite une grève
"illimitée et reconductible", estimant qu'"une journée de 24 heures ne
suffira pas pour faire plier le gouvernement".
La suite du
mouvement sera décidée vendredi, au vu de la mobilisation obtenue. Les événements récents en Guadeloupe, où la résistance du LKP a fini par faire
plier le gouvernement, pourraient servir d'exemple.
Et vous, pensez-vous que la grève de jeudi peut faire reculer le
gouvernement? Le risque d'une crise à l'image de celle qui a frappé les
Antilles est-il réel?