L'alcool était impliqué dans 16,3% des accidents mortels de la route en 2008.
- © AFP
Un adolescent a été tué le week-end dernier et un autre blessé près d'Avignon. Tous deux marchaient le long d'une départementale quand ils ont été fauchés par un chauffard. L'homme de 44 ans a reconnu qu'il était ivre. Il avait déjà été condamné pour conduite en état d'ivresse.
Alors qu'est débattu ces jours-ci un projet de loi visant à durcir les conditions de vente d'alcool, l'accident relance le débat sur la tolérance zéro pour l'alcool au volant: faut-il aller plus loin en baissant le plafond d'alcoolémie autorisé, voire en interdisant totalement l'alcool pour les conducteurs?
Les derniers chiffres confirment que l'alcool demeure un problème majeur en matière de sécurité routière: en 2008, 16,3% des automobilistes impliqués dans un accident mortel présentaient une alcoolémie supérieure au taux autorisé.
Une recommandation européenne
Il y a 2 ans, Robert Namias, président du Conseil national de la sécurité routière, avait proposé de faire passer ce seuil de 0,5 gramme par litre de sang à 0,2.
"Ce n'est ni exorbitant ni extraordinaire, avait-il expliqué: Une recommandation de la Commission européenne qui date de janvier 2001 recommande aux Etats de passer de 0,5 à 0,2 à partir de 2010."
Pas question, avait répondu le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. "Restons-en au 0,5 et faisons-le respecter", avait-il expliqué à la sortie d'un conseil des ministres.
Vous, qu'en dites-vous? L'alcoolémie maximum autorisée pour conduire est-elle trop élevée? Faut-il aller jusqu'à interdire l'alcool au volant? La loi actuelle est-elle au contraire suffisante? Souhaitez-vous que plus d'efforts soient consentis pour faire appliquer le taux autorisé?