Les Caisses d'Epargne et la Banque populaire vont se rapprocher.
- © AFP (Archives - Stephane de Sakutin)
Depuis lundi, l'idée de la nomination du secrétaire adjoint de l'Élysée à la tête du nouveau groupe Caisses d'Épargne-Banques populaires suscite une forte polémique parmi la classe politique.
La fusion entre les deux banques a été finalisée le week-end dernier, après avoir été largement soutenue par l'Etat. Le ministère de l'Economie a annoncé qu'il injecterait entre 2,5 et 5 milliards d'euros dans la nouvelle structure.
Mais la désignation probable de François Pérol, actuel secrétaire général adjoint de l'Elysée et conseiller économique de Nicolas Sarkozy, déclenche nombre d'oppositions. D'après Lemonde.fr, cette décision devait être avalisée mardi par le conseil d'administration des Banques populaires puis par le conseil de surveillance des Caisse d'épargnes jeudi.
Copinage ou paranoïa?
François Pérol, artisan du plan de sauvetage des banques, est un proche du chef de l'Etat. Le placement d'une telle personnalité à la tête du futur numéro 2 des groupes bancaires français pose la question de l'influence de l'Etat sur une structure bancaire mutualiste.
Certains s'insurgent contre cette pratique de "pantouflage" et parlent de copinage sinon de népotisme. François Bayrou dénonce la décision comme illégale. A l'opposé, les proches du président répliquent en parlant de paranoïa anti-sarkozyste et rappellent qu'une commission de déontologie contrôle de toute façon la nomination.
D'après vous, François Pérol peut-il déontologiquement être nommé à la tête du tandem Ecureuil-Banques Populaires? Ou pensez-vous qu'il y a là conflit d'intérêts? Ce cas devrait-il pousser la France à revoir son système de contrôle envers ses hauts fonctionnaires?