La ministre de la Santé Roselyne Bachelot parle d'un "progrès pour tous".
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Une allocation de 49 euros par jour pendant trois semaines: c'est la somme que pourront bientôt toucher ceux qui arrêtent de travailler pour s'occuper, à domicile, d'un proche en fin de vie.
Une proposition de loi sur le sujet a été adoptée à l'unanimité mardi par les députés. Elle doit encore recevoir l'aval des sénateurs avant d'entrer en vigueur.
L'allocation devrait concerner environ 20.000 personnes par an. Le texte indique qu'il faudra, pour l'obtenir, être "un ascendant, un descendant, un frère, une soeur ou partager le même domicile que la personne accompagnée".
"Progrès" ou "poudre aux yeux"
"Ce sera un progrès pour nous tous, a salué la ministre de la Santé Roselyne Bachelot: pour les malades, rassurés, pour l'entourage, plus disponible, et pour une société qui, en accompagnant la fin de vie, peut-être appréhendera mieux le deuil et l'absence."
Mais pour certains, la mesure est trop timide. "On aurait souhaité que ce congé soit accordé quel que soit le lieu de la fin de vie et que la rémunération et la durée soient plus importantes", explique dans Le Monde Régis Aubry, responsable des soins palliatifs au centre hospitalier de Besançon.
Plus sévère, Jean-Luc Roméro, président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité, interviewé dans le JDD.fr, estime que "c'est de la poudre aux yeux" pour "évacuer le débat sur la légalisation de l'euthanasie".
Et vous, qu'en dites-vous? Cette mesure constitue-t-elle un pas en avant? Faudrait-il en élargir la portée, pour que ceux qui meurent à l'hôpital soient aussi concernés? L'allocation est-elle suffisante? Pensez-vous qu'elle soit facilement applicable?