Manifestation dans les rues de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 30 janvier.
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Manifestations, grèves, fermeture des écoles, des magasins, des stations-service, etc.: la Guadeloupe connaît depuis plus de 3 semaines un grave conflit social qui la paralyse.
Il s'agit d'un mouvement "contre la vie chère", organisé par des dizaines de syndicats, partis politiques et autres associations regroupés dans un "Collectif contre l'exploitation outrancière" (LKP). Parmi les principales revendications: des hausses de salaires et des baisses des prix pour le carburant, l'alimentaire et les logements.
Le conflit s'est d'ores et déjà propagé, depuis jeudi, à la Martinique voisine, un autre département d'Outre-mer. Il pourrait aussi atteindre la Guyane ou encore La Réunion, où un collectif de 13 syndicats a été formé mardi autour de revendications sur le pouvoir d'achat et l'emploi.
200 euros pour les bas salaires
Le gouvernement annonce que la majorité des points de désaccord ont été réglés, mais qu'un blocage subsiste: la question des salaires.
Le LPK demande une augmentation des bas salaires de 200 euros par mois. Le patronat guadeloupéen serait d'accord, si l'Etat acceptait de concéder, en contrepartie, des avantages fiscaux aux entreprises.
Le gouvernement ne semble pas décidé à accepter. "L'Etat ne saurait se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent", a déclaré mardi le Premier ministre François Fillon, à l'issue d'une réunion interministérielle sur le sujet.
Même si le conflit fait rarement les gros titres, cette grève générale qui se poursuit "suscite les plus vives inquiétudes au sommet de l'Etat", analyse LeMonde.fr. Certains prédisent une propagation du mouvement en métropole.
Et vous, qu'en pensez-vous? Croyez-vous que le mouvement antillais peut se propager sur le continent? Les revendications sont-elles les mêmes?