Congrès du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à La Plaine Saint-Denis, le 7 février 2009.
- © AFP (François Guillot)
Deux jours après le sabordage de la Ligue communiste révolutionnaire, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a repris le flambeau de la gauche radicale, lors d'un congrès tenu les 7 et 8 février à la Plaine Saint-Denis près de Paris.
Ce changement marque la fin du thème de la "révolution" au profit de l'"anticapitalisme" chez les militants issus du trotskisme.
A sa création, le NPA revendique 9.100 militants. L'opération séduction
menée depuis plusieurs mois par son leader Olivier Besancenot a donc porté ses fruits, car
la LCR ne comptait qu'un peu plus de 3.000 membres.
Au vu des chiffres, le mouvement fait encore figure d'épiphénomène. Mais alors que le libéralisme est mis à mal par la crise financière et économique, ce nouveau parti inquiète la classe politique, et notamment la gauche.
Feu de paille?
Alors que la LCR semblait confinée dans son identité contestataire, la capacité d'adaptation du NPA fait redouter le pire au Parti socialiste et au Parti communiste.
L'inquiétude est d'autant plus forte qu'Olivier Besancenot fait déja part de ses réserves autour de la constitution d'un "front de gauche" pour les prochaines échéances électorales. Le NPA ne devrait pas s'associer au PS et au PC pour les élections européennes.
Au NPA, on juge que la crise de la gauche peut permettre la naissance d'une "alternative au parti socialiste", comme l'analyse Florence Johsua, chercheuse au Cevipof.
Et déja, la droite en profite, avec des leaders qui laissent entendre qu'Olivier Besancenot est un opposant crédible à Nicolas Sarkozy et à l'UMP.
Pour vous, le NPA peut-il vraiment constituer une alternative crédible? N'est-ce qu'un feu de paille alimenté par le charisme de son leader? Ou n'a-t-il qu'un pouvoir de nuisance?