François Fillon avec les ministres Jean-Louis Borloo (Ecologie), Hubert Falco (Aménagement du territoire) et Patrick Devedjian (Relance économique), le 2 février 2009 à Lyon.
- © AFP (Fred Dufour)
Le premier ministre François Fillon a annoncé hier à Lyon les 1000 projets d'investissement du grand plan de relance préparé par le gouvernement. "La phase concrète" de ce plan destiné à dynamiser l'économie est donc lancée: 26 milliards d'euros y seront consacrés.
Les principaux secteurs concernés sont les transports, le logement, les entreprises, l'enseignement supérieur et la recherche. La plupart des projets retenus devront démarrer impérativement au cours de l'année 2009.
L'objectif de ces mesures: booster "dès cette année" l'activité et l'emploi sur tout le territoire national. Le plan avait été annoncé par Nicolas Sarkozy le 4 décembre dernier.
Se serrer les coudes
François Fillon appelle les Français "à se serrer les coudes" et assure que ce plan répond à "l'appel à l'équité et à l'efficacité" qui a été, selon lui, exprimé lors du mouvement social du 29 janvier. Mais les syndicats reprochent au gouvernement de ne pas vouloir "changer de cap".
Certains économistes regrettent également qu'aucun plan de croissance par la consommation - c'est-à-dire une augmentation des salaires et prestations sociales ou une baisse de la fiscalité - n'ait été prévu.
D'ores et déjà, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a prévenu
que la France ne pourra certainement pas éviter la récession pour
l'année à venir.
D'après vous, ces 1000 projets vont-ils suffire à contrecarrer la crise financière qui a frappé l'économie? Doutez-vous au contraire de l'efficacité de ces mesures? Ou bien redoutez-vous au contraire l'effet de telles dépenses sur l'endettement et les impôts?