Panneaux d'information le 6 novembre 2008 à la gare du Nord à Paris.
- © AFP (Boris Horvat)
Ce jeudi 29 janvier sera le premier test d'ampleur pour la loi sur le service minimum en 2009. A l'occasion de la journée de grève interprofessionnelle nationale lancée par 8 syndicats, cette mesure, emblématique de la présidence Sarkozy, est mise au banc d'essai dans de nombreux secteurs.
L'été dernier, Nicolas Sarkozy s'était félicité des répercussions du service minimum: "Quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit." Quelques mois plus tard, l'analyse du président semble trop optimiste.
Plus prudent, Jean-François Copé, le président du groupe UMP à
l'Assemblée, reconnaît que ?l'on va s'en apercevoir" et qu'il a
constaté "beaucoup d'inquiétudes".
Deux sondages (BVA pour Orange et L'Express et CSA pour Le Parisien) indiquent que 69 % des Français soutiennent le mouvement de ce jeudi.
Droit de grève
Durant cette journée, le gouvernement sera attentif à l'impact réel de la loi qui a instauré ce service minimum en 2007. S'il permet une meilleure répartition des non-grévistes, le texte n'assure en rien une réquisition minimum de personnel si la très grande majorité d'un corps se met en grève.
Une faiblesse à laquelle Brice Hortefeux, le nouveau ministre du Travail pourrait remédier en proposant des "ajustements utiles" d'ici à la fin de février.
Ce durcissement de la loi est dénoncé par les sénateurs communistes et des partis de gauche, qui relèvent des "attaques inquiétantes contre le droit de grève" de la part des députés UMP et du gouvernement.
Et vous, pensez-vous que l'État doit durcir sa loi sur le service minimum? Doit-il au contraire lâcher du lest et se concentrer sur les problèmes en amont de ces mouvements sociaux?