Nicolas Sarkozy à son arrivée le 9 janvier 2009 au Nouvel hôpital civil (NHC) à Strasbourg.
- © AFP (Vincent Kessler)
Après l'éducation, la justice et l'audiovisuel, c'est au tour de la santé d'être mise au rang des secteurs à réformer d'urgence. En visite jeudi 9 janvier dernier au Centre hospitalier universitaire de Strasbourg, le président Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir remodeler en profondeur le fonctionnement des hôpitaux.
Dans le contexte actuel de crise, la réforme vise en priorité à réaliser des économies. L'État repousse en bloc l'hypothèse d'une injection de fonds supplémentaires dans le système et préconise avant tout une refondation du mode de fonctionnement de l'hôpital.
Les pouvoirs publics comptent en particulier donner davantage
d'autonomie aux hôpitaux, pour résoudre les problèmes au plus près et
éviter la dispersion des moyens.
Mais ces directives pourraient se traduire par la "suppression ponctuelle" de 20.000 à 30.000 postes, selon les syndicats, qui dénoncent une dérive vers un système d'hôpitaux-entreprises.
La sécurité en question
Les hôpitaux ont puisé dans leurs réserves depuis 2007 afin de limiter les suppressions de postes. L'objectif du gouvernement d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2012 impliquerait cette fois une diminution conséquente des effectifs.
Des difficultés financières auxquelles viennent s'ajouter plusieurs accidents. Ces trois dernières semaines, la fiabilité des services hospitaliers a connu des failles. Un homme et deux enfants en bas âge ont trouvé la mort dans des circonstances qui ont attiré l'attention: des erreurs et des négligences ont été mises en cause.
Le secrétaire à la santé de l'UMP estime que 10.000 décès de ce type pourraient être évités dans les hôpitaux chaque année.
Pour vous, quelle est la priorité dans la réforme de l'hôpital? Faut-il d'abord une meilleure organisation? Ou simplement plus d'argent, malgré les contraintes budgétaires? Et si le vrai problème était ailleurs?