Les Présidents français Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad mardi 6 janvier à Damas
- © AFP (Eric Feferberg)
C'est "la vocation de la France de chercher les chemins de la paix". Après avoir prononcé cette doctrine lors de ses v?ux aux Français le 31 décembre, Nicolas Sarkozy s'applique à la mettre en pratique.
Lundi, le Président français a en effet entamé une visite express de deux jours au Proche-Orient: il y a successivement rencontré son homologue égyptien Hosni Moubarak à Charm el-Cheikh, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah puis le Premier ministre et le Président israéliens Ehud Olmert et Shimon Pérès pour appeler à une trêve humanitaire dans la bande de Gaza.
Mardi, il a demandé au président syrien Bachar el-Assad de faire pression sur le Hamas. Il se rend aussi au Liban pour s'entretenir avec le Président Michel Sleimane.
Appel à la trêve
Après avoir condamné fermement le Hamas pour ses tirs de roquettes en direction du territoire israélien, Nicolas Sarkozy a appelé à un cessez-le-feu urgent. Israël, qui a lancé son offensive à Gaza il y a maintenant 12 jours, rejette toujours une trêve immédiate. Le nombre de morts continue de s'alourdir.
Si le chef de l'Etat affirme que la France une "responsabilité particulière" pour "aider à trouver une solution et faire renaître l'espoir de paix dans la région", certains se demandent ce qui justifie cette omniprésence sur le devant de la scène internationale.
Selon vous, quel impact sa visite au Proche Orient peut-elle avoir? Pensez-vous que ce rôle de médiateur soit souhaitable? Ou bien est-il injustifié? Ou seulement inutile?