Le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel, le 15 décembre 2008 au Ministère des Finances à Paris.
- © AFP (Mehdi Fedouach)
Alors que l'industrie automobile est en crise, Nicolas Sarkozy a reçu lundi les dirigeants des plus grandes entreprises de la filière. L'objectif était de trouver les moyens de soutenir ce secteur majeur de l'économie française.
Si l'on en croit Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault-Nissan, c'est une crise dont "personne ne sortira indemne". Face à la forte baisse des ventes de véhicules, constructeurs et équipementiers multiplient les annonces de suppressions d'emplois.
Après les plans de départs dans les groupes Renault et PSA Peugeot Citroën en octobre et novembre, Faurecia, qui fabrique en particulier des sièges pour voitures, vient d'annoncer une réduction d'effectifs touchant 1215 personnes en France.
26 milliards d'euros? voire plus
Le plan français de relance de l'économie annoncé au début du mois s'élève déjà à 26 milliards d'euros. Il prévoit notamment la création d'une "prime à la casse" pour les véhicules de plus de 10 ans ainsi qu'un soutien aux filiales bancaires de Renault et PSA.
Le gouvernement se dit aujourd'hui prêt à faire plus pour venir en aide aux industriels du secteur, à la condition que ceux-ci s'engagent à ne pas délocaliser.
Le président de la République vient de charger le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel d'une mission de réflexion sur l'industrie automobile française. Les conclusions doivent être rendues fin janvier, date à laquelle une nouvelle réunion sur le sujet se tiendra à l'Elysée.
Et vous, pensez-vous que le gouvernement doit davantage aider l'industrie automobile française? Ou bien êtes-vous contre une trop grande implication de l'Etat dans cette crise économique? S'agit-il seulement de fixer de strictes conditions?