La police anti-émeutes le 9 décembre à Athènes.
- © AFP (Louisa Gouliamaki)
Echauffourées entre jeunes et policiers, tirs de cocktails Molotov et autres projectiles, vitrines brisées, voitures cassées: le climat reste très tendu en Grèce, 5 jours après la mort d'un adolescent abattu par la police.
Les émeutes déclenchées par cet événement, survenu samedi soir à Athènes, se sont transformées en une véritable crise sociale et politique.
Les syndicats grecs ont organisé hier mercredi une grève générale pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement conservateur. Cette journée d'action était prévue depuis plusieurs semaines, et a été maintenue malgré les violences.
"Ennemis de la démocratie"
L'opposition socialiste a appelé mardi à la démission de l'équipe au pouvoir, déjà déstabilisée par plusieurs scandales, et à la tenue d'élections anticipées.
En réponse, le Premier ministre Costas Caramanlis a condamné les "fauteurs de trouble", les qualifiant d'"ennemis de la démocratie". Il s'est dit "résolu" à "faire en sorte que les citoyens se sentent en sécurité" et "à venir en aide aux entreprises qui ont subi des dégâts".
Qu'en pensez-vous? Quelle est selon vous la meilleure solution pour faire face à cette crise et éviter qu'elle ne dégénère?
Que le gouvernement démissionne et permette des élections anticipées? Qu'il ramène l'ordre en accroissant la répression contre les casseurs? Ou qu'il reste au pouvoir pour tenter de s'attaquer aux racines profondes de cette crise, notamment le malaise économique?