Un supporter marseillais blessé lors du match Atlantico Madrid-OM le 1er octobre.
- © AFP (Philippe Desmazes - Archives)
Plus de 1000 policiers étaient mobilisés mardi soir autour du stade Vélodrome et dans la ville de Marseille pour un match classé "à hauts risques" par la préfecture: la rencontre de Ligue des champions entre l'Olympique de Marseille et l'Atletico Madrid.
Le rendez-vous était si tendu que le club espagnol avait demandé à ses supporters de ne pas faire le déplacement à Marseille.
Le 1er octobre dernier, le match aller avait été marqué par des violences, des échauffourées entre la police et les supporters de l'OM. L'un d'eux, Santos Mirassierra, a été condamné à 3 ans et demi de prison par la justice espagnole pour "atteintes à agents de l'autorité avec l'usage d'un objet dangereux" et "blessures" envers un policier.
Une violence récurrente
Cette condamnation a provoqué la colère des supporters marseillais - beaucoup estiment que Santos a fait office de bouc émissaire. Finalement, le jeune homme a été libéré mardi avant la rencontre.
Comme souvent, les enjeux sportifs de la rencontre, pourtant importants, ont été quasiment occultés et toute l'attention s'est portée sur les violences. Une polémique qui rappelle d'autres événements qui ont eu lieu ces derniers mois - la Marseillaise sifflée, la banderole "anti-ch'ti" ou les différentes affaires de racisme dans les stades.
Que faire selon vous pour améliorer la sécurité lors des matchs de foot à risques? Faut-il augmenter la présence policière aux abords des stades et dans les stades? Faut-il se montrer plus sévères avec les hooligans?
Doit-on privilégier à votre avis des mesures plus radicales comme délocaliser les matchs à hauts risques ou les faire jouer à huis clos?