Bernard Kouchner, le ministre des Affaires Etrangères, rappelle que la France ne se laisse pas dicter sa conduite.
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La Chine a reporté le sommet entre la Chine et l'Union Européenne qui devait se tenir lundi à Lyon. Une manière de protester contre la rencontre de Nicolas Sarkozy avec le dalaï-lama, prévue pour le 6 décembre, en Pologne.
"Nous regrettons cette décision", a tout de suite déclaré Bernard Kouchner, le ministre des Affaires Étrangères. "Mais on ne peut pas laisser dicter la conduite de la France", a-t-il affirmé. Ainsi, et jusqu'à nouvel ordre, l'agenda de Nicolas Sarkozy reste inchangé?
Après les tensions internationales qui ont fait suite aux manifestations pro-tibétaines de mars dernier, pendant la préparation des Jeux olympiques de Pékin, ce nouveau bras de fer montre bien que quelque chose ne passe pas entre le chef de l'Etat français et la République Populaire de Chine.
Opposition ferme
Pékin demande à la France de "faire des efforts pour respecter ses engagements et de ne pas faire des choses qui heurtent les sentiments des Chinois et ne sapent pas les fondations de la coopération entre les deux pays".
Plusieurs mises en garde avaient été adressées par le régime chinois à Paris ces 10 derniers jours. Pékin s'est toujours opposé aux contacts entre des dirigeants étrangers et le dalaï-lama, qu'elle accuse d'?uvrer pour l'indépendance du Tibet.
Aujourd'hui, en pleine crise financière et économique, ce sont les retombées commerciales qui sont le plus à craindre: la Chine pourrait annuler de grands contrats avec des industriels français.
Vous, qu'en pensez-vous? Nicolas Sarkozy aurait-il dû annuler cette rencontre avec le chef tibétain ? Faut-il ménager davantage les relations franco-chinoises? Ou le chef de l'Etat a-t-il raison de tenir tête?