Hommage aux SDF morts de froid, le 26 novembre, à Paris, organisé par le collectif "Les morts de la rue".
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Un sans-abri âgé de 51 ans est décédé mercredi soir dans la camionnette où il vivait, à Gennevilliers au nord-ouest de Paris. Il s'agit du cinquième sans-domicile-fixe retrouvé mort depuis un mois en région parisienne.
Ce nouveau décès intervient alors que la ministre du Logement Christine Boutin annonce le lancement d'une nouvelle réflexion: pourquoi ne pas rendre obligatoire la mise à l'abri des SDF en cas de grand froid?
"Ces derniers jours, il y avait chaque nuit des places d'hébergement qui étaient disponibles", rappelle la ministre du Logement. Elle a précisé que non loin du bois de Vincennes, où sont morts plusieurs SDF, 40 places libres en hébergement d'urgence étaient restées vacantes le week-end dernier.
Cette proposition pourtant, les responsables de plusieurs associations d'aide aux sans domicile fixe l'ont immédiatement dénoncée. Certains vont même jusqu?à parler de "grave régression", évoquant l'atteinte aux libertés et regrettant l'absence de mesures sur le long terme.
Ne pas rester inactif
"J'ai seulement parlé de l'annonce d'une étude, répond Christine Boutin. Il faut savoir raison garder." Mais le sujet devient brûlant pour le gouvernement, pressé d'agir par divers collectifs et alerté par les chiffres. Selon une étude rendue publique par l?association Emmaüs, 265 personnes sans abri seraient décédées cette année en France.
Après avoir promis, en décembre 2006, que "d'ici à deux ans, plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid", Nicolas Sarkozy a réaffirmé "le devoir et la responsabilité" du gouvernement sur ce sujet, mercredi, lors du Conseil des ministres.
Vous, qu?en pensez-vous? Forcer les SDF à être hébergés d?office, est-ce une solution? Quelles mesures plus en profondeur devraient-elles être prises?