Un enfant manifeste avec les enseignants à Strasbourg le 20 novembre 2008.
- © AFP (Frederick Florin)
Plus de 50% de grévistes selon les syndicats, environ un tiers selon le ministère de l'Education. Après un "flop" le 7 octobre dernier, selon le mot du ministre Xavier Darcos, le mouvement des enseignants contre les mesures éducatives du gouvernement a été bien mieux suivi hier.
Dans les écoles primaires, la mobilisation aurait atteint jusqu'à 69%, d'après le SNUIPP-FSU, premier syndicat du secteur.
De la maternelle à l'université, toute la profession était représentée dans les rues hier. Un mouvement d'envergure, donc, puisqu'il a réuni une large intersyndicale allant de la CGT au Snalc-CSEN ainsi que les organisations lycéenne l'UNL et étudiante l'Unef.
Les raisons du mécontentement: les suppressions de postes prévues par le gouvernement dans l'Education Nationale au budget 2009 ainsi que "la dégradation des conditions de travail". Les profs revendiquent entre autres le maintien des Rased, Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté et s'inquiètent pour l'avenir de l'école maternelle.
Darcos "déterminé"
De son côté, le ministre de l'Education Xavier Darcos a déclaré sur RTL qu'il "entendait" la grève mais qu'il restait "tout à fait déterminé" face au mouvement. Il a regretté la "résistance" des syndicats français "au changement".
Au débat sur les réformes s'ajoute une polémique autour du service minimum d'accueil des enfants en cas de grève. Alors que le système est obligatoire depuis la rentrée, de nombreuses municipalités - Paris, Lyon, Toulouse, Nantes? - ont refusé de le mettre en place. Au grand dam de nombreux parents obligés de composer avec la situation.
Et vous, de quel ?il regardez-vous ce nouveau mouvement enseignant? Soutenez-vous les revendications des fonctionnaires de l'éducation ? Le service minimum devrait-il être appliqué partout?