Les dirigeants du G20, le 15 novembre 2008 à Washington.
- © AFP (Eric Feferberg)
"Réforme du capitalisme: Maintenant ou jamais." En titrant ainsi sa Une de samedi, le quotidien Libération a bien résumé l'enjeu du G20 exceptionnel qui s'est tenu ce week-end. Afin de faire front commun face à la crise économique internationale, les dirigeants des 20 pays les plus riches de la planète se sont réunis à Washington pour réformer le système.
Créé en 1999 après la crise financière asiatique, le G20 se réunit normalement tous les ans. C'est Nicolas Sarkozy qui a été le premier à demander une réunion de crise cet automne. Il souhaitait ni plus ni moins qu'un nouveau "Bretton Woods", en référence aux accords signés en 1944 qui ont façonné le système financier après la Seconde Guerre mondiale. "On ne peut pas continuer à gérer l'économie du XXIe siècle avec les instruments de l'économie du XXe", avait-il argumenté.
Relance et réforme
Mais au lendemain du sommet, on est encore loin de l'instauration de nouvelles règles financières mondiales. Pour éviter l'effondrement du système, les dirigeants se sont certes mis d'accord sur la nécessité d'une relance économique et d'une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales.
Nombreux sont ceux qui n'y voient que des promesses.
Mais d'autres ont relevé la place, désormais plus modeste, des Etats-Unis sur la scène mondiale et la montée en puissance des pays émergents. Nicolas Sarkozy n'a d'ailleurs pas hésité à qualifier la réunion "d'historique".
En attendant le prochain rendez-vous du G20 en avril 2009, comment qualifieriez-vous le sommet qui vient de se tenir à Washington ? Satisfaisant, inutile ou bien historique ?