Une photo non datée du gangster Jacques Mesrine.
- © AFP (archives)
Difficile d'échapper à l'image de Jacques Mesrine depuis quelques mois: près de 30 ans après sa mort, le gangster français bénéficie d'une nouvelle popularité médiatique.
Grand écran, télévision, livres: celui qui était désigné comme l'ennemi public numéro 1 dans les années 1970 est partout.
Au cinéma, c'est Vincent Cassel qui l'interprète dans le film Mesrine: l'instinct de mort, sorti le 22 octobre. La suite de cette saga est attendue dans les salles mercredi.
Une semaine après sa sortie, la première partie, qui raconte la jeunesse de Mesrine, était en tête du box-office avec quasiment 770000 spectateurs, devant le film américain "High School Musical 3: nos années lycée".
Son complice et son avocate en librairie
A la télé, les documentaires sur la vie du bandit se succèdent. Fin octobre, la diffusion sur France 2 en 2ème partie de soirée d'un Faites entrer l'accusé intitulé "Jacques Mesrine, l'homme aux 1000 visages" a rassemblé 2,2 millions de téléspectateurs, soit 24% de l'audience.
La vie du gangster s'étale aussi dans les livres. L'ex-avocate de Jacques Mesrine, Martine Malinbaum, a publié les lettres que lui avait envoyées son client pendant un de ses séjours en prison.
Quant à Michel Ardouin, l'un de ses anciens complices, il raconte leurs aventures dans l'ouvrage Mesrine, mon associé.
Suivez-vous avec intérêt tous ces récits sur Mesrine? Ou estimez-vous qu'il y a trop de battage autour de lui? Pensez-vous que ces documents en donnent une image mythifiée, que le malfaiteur est dépeint comme un héros, ou que l'histoire est correctement retracée?