Lazarre Ponticelli, dernier survivant des tranchées, est mort en mars dernier.
- © AFP (archives)
Ce mardi 11 novembre, date anniversaire de l'armistice qui a terminé la Première guerre mondiale, est férié en France et plusieurs manifestations sont planifiées en mémoire des soldats morts au combat.
L'an passé déjà, la cérémonie à
l'Arc de Triomphe à Paris avait bénéficié de nombreuses innovations; en particulier la lecture, par des adolescents, de lettres de "poilus" combattants dans les tranchées.
Cependant, pour beaucoup de jeunes, la mémoire de la "Grande guerre" tend à s'estomper. L'armistice, c'était il y a fort longtemps: 90 ans très exactement. Lazare Ponticelli, dernier poilu survivant, s'est éteint en mars dernier.
Pour les générations futures
Depuis plus de 60 ans désormais, la France et l'Allemagne sont en bons termes diplomatiques, alliées incontestées et Etats moteurs de l'Union Européenne. Les guerres, elles, ont aujourd'hui lieu sur d'autres terres que le vieux continent.
Dans ce contexte, quel est le sens que peut garder la commémoration de l'armistice de 1918? S'agit-il de témoigner encore, de transmettre le souvenir des horreurs de la guerre et de rendre un nouvel hommage aux victimes? Peut-on réellement faire de ces cérémonies un symbole de paix pour les générations futures? Ou redoutez-vous, au contraire, que le sens de l'histoire se perde peu à peu?