La France est le pays européen le plus réticent à la "gestation pour autrui"...
- © AFP (archives)
Près des deux tiers des gynécologues obstétriciens estiment que la France doit légiférer sur les "mères porteuses", selon une récente étude réalisée par le Groupe d?étude de la fécondation in vitro.
Après l?avis favorable du Sénat et le soutien de Nadine Morano, secrétaire d?Etat à la famille, en juin dernier, c?est le corps médical qui milite cette fois en faveur de la "gestation pour autrui".
De plus en plus d'indices laissent penser que la gestation pour autrui, qui est interdite en France depuis 1994, pourrait être autorisée prochainement. Au rythme où vont les choses, la question pourrait être tranchée avant même la révision des lois bioéthiques prévue en 2009.
Cette décision est attendue avec impatience par de nombreuses associations. Chaque année, des dizaines de couples français partent à l?étranger pour faire porter leur futur enfant, dans un pays où le recours à une "mère porteuse" est autorisé, ou en tout cas toléré, comme en Grèce ou en Grande-Bretagne.
Un cadre strict
La prochaine loi, même si elle est plus libérale, ne fera pas l?économie d?un encadrement strict.
Avoir déjà eu au moins un enfant, être "femme porteuse" et non pas "mère porteuse" (assurer seulement la gestation sans donner ses ou ovules), obtenir l'accord du conjoint, voilà les premières conditions à respecter pour pouvoir prétendre "porter" l?enfant d?un autre, si l'on en croit les premières indications sur le nouveau projet.
Qu?en pensez-vous? Une loi autorisant les mères porteuses serait-elle bénéfique? Estimez-vous au contraire que cette pratique est néfaste? Suffit-il d'encadrer cette pratique ou faut-il plutôt favoriser l?adoption?