Déjà plus de 4 000 Tasers sont en service en France.
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"Non merci." C?est la réponse de la plupart des communes françaises à la proposition du gouvernement de doter leurs policiers municipaux de Tasers.
Depuis début septembre, le célèbre et très controversé pistolet à impulsion électrique peut en effet être utilisé, sur demande, par les forces de l?ordre municipales. Jusqu?à présent, une dizaine de villes seulement lui ont témoigné de l?intérêt: parmi elles, Etampes, Levallois-Perret, Rueil-Malmaison ou encore Claye-Souilly en région parisienne, mais aussi Dole (Jura), Orange (Vaucluse), Hem (Nord...).
L?objectif que s'est fixé le ministère avec cette mesure est pourtant raisonnable. Il s?agit de "trouver un juste milieu entre la matraque et l'arme à feu" alors que "les policiers municipaux sont de plus en plus confrontés à des situations violentes".
Selon la place Beauveau, pas moins de 38% des policiers municipaux seraient dotés d'armes à feu. L?utilisation du Taser X26 - modèle en cours en France - pourrait contribuer à diminuer ce pourcentage.
Grâce à des décharges de 50 000 volts, inoffensives, dit-on, pour la santé, le Taser permet de paralyser sa victime quelques secondes, sans aucun affrontement physique.
4 000 Taser en service
Environ 4 000 de ces armes non létales sont actuellement utilisées dans la police et la gendarmerie françaises. Elles ont d'abord équipé les policiers d'élite du GIGN ou du RAID, avant d'être distribuées aux Brigades Anticriminalité, puis aux policiers de quartier.
Dans toutes ces situations, les Tasers semblent avoir prouvé leur efficacité.
Pourtant, les effets du Taser font peur et restent discutés. Amnesty International recense plusieurs cas de morts attribuées au choc électrique subi par le pistolet à impulsions.
Vous, qu?en pensez-vous? Le Taser doit-il être utilisé par les policiers municipaux? Cette arme peut-elle devenir un facteur de paix civile ou ne sera-t-elle jamais qu?un moindre mal? Faut-il craindre des effets pervers?