Le Premier ministre lors du discours de clôture du Campus de l'UMP à Royan.
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"Nous sommes en initiative", "unis", "en quête de modernité", a lancé le Premier ministre François Fillon dans son discours de clôture de l?université d'été de l?UMP qui s'est tenue ce week-end à Royan (Charente-Maritime).
Au cours de cette réunion rituelle - rebaptisée "Campus" pour mettre la nouvelle génération en avant - les ténors du parti majoritaire se sont employés à gommer les divisions entre eux.
Ils ont affiché leur unité sur différents dossiers controversés comme le bouclier fiscal ou le Revenu de Solidarité Active (RSA).
"Un contraste saisissant" avec les socialistes qui "sont dans l'inaction", "divisés" et "enferrés dans le passé", si l?on en croit François Fillon. "Il n'existe au Parti socialiste qu'un seul sujet d'unité : la critique systématique du président de la République" Nicolas Sarkozy, a-t-il ajouté, exhortant les militants à "se tenir droit" au côté du chef de l'Etat.
Rassemblement
Le mot d?ordre du "Campus" était donc bien de rassembler le front des militants derrière le chef de l?Etat. Brice Hortefeux, ministre de l?Immigration, a exprimé son souhait d?"agir aux côtés du président de la République et avec la famille majoritaire".
Avec des adhésions en chute libre depuis l?élection de Nicolas Sarkozy à la tête de la France et le désaveu des municipales, la nouvelle dynamique est désormais de marcher ensemble. A tout prix. Quitte, peut-être, à oublier que l?UMP, avant d?être un relais du pouvoir est un lieu de débat et de discussion politique afin "gagner les nouvelles batailles idéologiques" face à une gauche "à bout de souffle", selon les mots de Patrick Devedjian.
Vous, qu?en pensez-vous? Le parti majoritaire doit-il être un instrument du gouvernement? Ou bien doit-il être avant tout le lieu d'un débat d?idées, au risque de mettre l'unité en danger?