Le numéro un du Parti Socialiste François Hollande, à la Rochelle le 31 août 2008.
- © AFP (Pierre Andrieu)
Au Parti Socialiste, l'heure est à la reconstruction, à la rénovation. L'université d'été du PS vient de s'achever à La Rochelle et c'est au Congrès de Reims, en novembre, que les socialistes éliront le remplaçant de François Hollande au poste de premier secrétaire.
Malgré les quelque 4000 militants venus participer aux nombreux ateliers de réflexion, ce week-end a encore une fois montré les divergences qui minent le parti. Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Pierre Moscovici: tous appellent au rassemblement mais le problème est que chacun aspire à en être le chef de file.
Trois échecs
Après trois échecs consécutifs à l'élection présidentielle, il devient pourtant urgent pour le grand parti de gauche français de proposer une alternative à la politique de l'UMP. «Le spectacle de La Rochelle confirme que le PS est bien malade», déplore le député européen Benoît Hamon.
Un constat partagé par tous. Mais pour les remèdes, les avis divergent. Quelles nouvelles orientations le parti doit-il prendre? Qui doit-être le porte-parole de ces idées? Et surtout, par quoi commencer?
D'après vous, la priorité du PS doit-elle être la désignation d'un leader charismatique ou la redéfinition d'un projet politique global? A moins que vous ne pensiez que le PS ne soit déjà plus à sauver?
Eva John