Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan, le 21 août 2008 aux Invalides à Paris.
- © Patrick Kovarik / AFP
Dix soldats français sont morts dans une embuscade lundi à l'est de Kaboul. Depuis l'attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983, l'armée française n'avait plus connu de pertes aussi lourdes. Trois jours après le drame et alors qu'une cérémonie d'hommage national se tenait jeudi aux Invalides à Paris, la polémique enfle.
D'une part parce que les versions au sujet des circonstances de l'embuscade diffèrent, mais aussi parce que l'évènement a relancé dans l'Hexagone le débat autour de la présence française en Afghanistan.
Débat au Parlement
Rappelons que la France participe à l'opération menée par les Etats-Unis et soutenue par l'OTAN depuis octobre 2001, à la suite des attentats du 11-Septembre. Le 26 mars dernier, quand Nicolas Sarkozy avait annoncé un renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, la polémique avait déjà été soulevée.
En attendant que l'enquête ne révèle plus d'informations sur les circonstances du drame et alors qu'un débat en session extraordinaire du Parlement vient d'être annoncé pour le 22 septembre prochain, la question des modalités de stratégie à adopter est sur toutes les lèvres.
Tandis que le Président Sarkozy adopte une position plus atlantiste que jamais, les opposants à l'engagement français demandent de nouveau le retrait des troupes. Faut-il maintenir ou pas le contingent armé sur place? La préparation militaire doit-elle selon vous être améliorée ?
Eva John