Karadzic s'était converti en praticien de médecines douces, à Belgrade.
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Les choses n'ont pas traîné. Une semaine après son arrestation le 21 juillet, Radovan Karadzic a été extradé de Serbie et transféré vers le Tribunal pénal international de La Haye. Il doit y être jugé pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Première audience prévue aujourd'hui même.
Radovan Karadzic, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, âgé de 63 ans, était l'un des fugitifs les plus recherchés d'Europe depuis 13 ans. Il s'était reconverti en praticien de médecines douces, dans les rues de Belgrade, sous le regard de tous.
Considéré comme le cerveau du "nettoyage ethnique" contre les Musulmans et les Croates durant la guerre de Bosnie (1992-1995), Radovan Karadzic est accusé, notamment, pour le massacre de près de 8 000 personnes à Srebrenica, en juillet 1995.
Une procédure sans fin
Karadzic risque la prison à vie s'il est reconnu coupable. Au total, pas moins de 11 charges pèsent contre lui.
Lors de sa première comparution, qui doit avoir lieu cette après-midi, il lui sera demandé s'il plaide coupable ou non coupable. Radovan Karadzic a laissé entendre qu'il veut se défendre lui-même à son procès.
La procédure judiciaire devrait être longue. L'ancien président serbe Slobodan Milosevic, arrêté le 1er avril 2001 en Serbie, avait lui aussi été transféré à La Haye. Mais il est mort le 11 mars 2006, de cause naturelle, avant la fin de la procédure.
Vous, qu'en pensez-vous? Le procès de Karadzic n'arrive-t-il pas trop tard 13 ans après les faits? Le plus important est-il de réhabiliter la mémoire des victimes de massacre de Srebrenica? Ou toute cette affaire ne serait-elle qu'une histoire de politique, alors que la Serbie demande à entrer dans l'Union Européenne?
Eléonor Le Bugle