Eric Woerth, ministre du Budget, rappelle l'urgence de combler le déficit de la Sécurité Sociale.
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A nouveau, la Sécurité sociale est en déficit. Pour remédier à cette situation récurrente, Roselyne Bachelot et Eric Woerth, les ministres de la Santé et du Budget, ont concocté un nouveau plan de redressement de l'assurance-maladie.
Objectif : près de 4 milliards d'euros d'économies en 2009, et un retour à l'équilibre en 2011. Les mesures pour y parvenir? Le développement des médicaments génériques et une nouvelle taxation sur les chiffres d'affaires des mutuelles.
Le plan prévoit ainsi d'augmenter l'actuelle participation au fonds CMU (Couverture Maladie Universelle) de trois points, passant de 2,5% à 5,5% du chiffre d'affaires des organismes complémentaires du secteur privé. Une mesure qui à elle seule devrait permettre de récupérer 1 milliard d'euros…
Tout pour épargner le patient
C'est au nom de l'égalité sociale que le projet de taxation des mutuelles a été mis en place. La première hypothèse retenue par le gouvernement était de baisser le taux de remboursement d'une consultation chez le médecin de 70 % à 68 %. Une mesure qui aurait généré 600 millions d'euros d'économies au détriment des patients.
Avec la nouvelle mesure pourtant, l'effet pourrait bien être le même. Ponctionner les mutuelles pourrait conduire, sur le long terme, à augmenter les cotisations.
Vous, qu'en pensez-vous? Taxer les mutuelles, est-ce la solution au déficit de la Sécurité Sociale? Est-ce une marque de solidarité sociale? Ou au contraire une preuve supplémentaire que l'Etat se défausse, encore et toujours, sur le secteur privé?
Eléonor Le Bugle