Il faudra attendre deux ans avant que je ne mette le moindre euro sur mon compte ! a déclaré Bernard Tapie.
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Un tribunal arbitral a considéré le 11 juillet que Bernard Tapie avait été floué par le Crédit lyonnais au moment de la vente d'Adidas, en 1992.
Il a condamné le CDR (consortium de réalisation), en charge de liquider les actifs pourris du Crédit lyonnais, à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie, dont 45 millions au titre du préjudice moral.
Bernard Tapie devrait donc retrouver une partie de sa fortune, après 15 ans de bataille juridique avec le Crédit lyonnais.
Une affaire qui revient cher
Mais rien n'est encore gagné pour l'ancien ministre Tapie. La décision du tribunal est fortement contestée par certains politiques en particulier au PS.
Le fait que la décision ait été prise par un tribunal arbitral - une forme légale de justice privée - a servi à protéger Bernard Tapie, accuse même François Bayrou.
L'Etat décidera lundi s'il engage, ou non, un pourvoi en cassation.
Un scénario peu vraisemblable. Bercy semble décidé à vouloir clore le dossier Tapie. "Cette affaire a déjà coûté plus de 10 millions d'euros à l'État en frais d'avocat", explique Stéphane Richard, directeur de cabinet du ministre des Finances. Il est temps qu'elle s'achève.
Vous, qu'en pensez-vous? Le sort réservé à Bernard Tapie est-il juste ou l'ancien ministre a-t-il bénéficié d'un traitement de faveur? L'affaire était-elle trop coûteuse pour la prolonger encore? Le souci de justice devrait-il au contraire conduire à un pourvoi en cassation?
Eléonor Le Bugle