Le Parlement réuni en Congrès à Versailles le 4 février
- © AFP (Joël Saget)
C'est finalement avec 539 voix sur 896, soit une seule voix de plus que la majorité requise, que le Congrès a voté lundi soir la réforme des institutions.
La majorité a voté pour. Le Parti socialiste, les Verts et les communistes ont voté non, à l'exception de Jack Lang.
Pour être adoptée, cette révision de la Constitution, la 24ème depuis 1958, nécessitait l'accord des 3/5e des suffrages exprimés des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles.
Ces dernières semaines, président Nicolas Sarkozy s'était fortement mobilisé pour convaincre les parlementaires réticents de la majorité.
Une présidentialisation du régime?
La réforme modifie les règles du jeu pour les différents pouvoirs. Par exemple , le président de la République n'aura pas le droit de faire plus de deux mandats consécutifs.
Le texte vise aussi à instaurer de nouveaux droits pour les parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) et pour les citoyens, avec notamment la création d'un référendum d'initiative populaire.
L'opposition dénonce une présidentialisation du régime. Et vous, que pensez-vous de cette réforme institutionnelle?
Progrès ou recul pour la démocratie? Vous sentez-vous concerné? Les enjeux sont-ils importants ou la réforme est-elle trop étroite par rapport à ce qui avait été annoncé?
Aurélie Blondel