Des tests ADN pourraient permettre d'identifier le meutrier de Grégory.
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Le 16 octobre 1984, le corps du petit Grégory Villemin, 4 ans, était retrouvé, pieds et poings liés, noyé dans la Vologne, une rivière des Vosges. Dès le lendemain du meurtre, les parents reçoivent une lettre anonyme: "Ton fils est mort. Je me suis vengé." Dès lors commence une affaire judiciaire à rebondissements, qui reste encore non élucidée.
Mais aujourd'hui, 24 ans après les faits, le dossier pourrait être rouvert. Les parents du petit garçon en ont fait la demande au procureur général de la Cour d'appel de Dijon.
La raison? De nouvelles techniques d'analyses permettraient de faire "parler" les ADN présents sur un certain nombre de scellés constitués au départ de la procédure. Cela permettrait peut-être d'identifier enfin le coupable.
Des chances très minces...
La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Dijon doit désormais se prononcer sur la réouverture ou non du dossier. La demande devrait être examinée à l'automne.
L'affaire, l'une des plus médiatisées de l'après-guerre, n'en est plus à sa première réouverture, ni à son premier non-lieu. Pourquoi cette ultime tentative serait-elle plus concluante que les précédentes ?
Qu'en pensez-vous ? Rouvrir le dossier permettra-t-il de faire la lumière sur cette affaire ? Ou un nouveau procès ne fera-t-il que replonger les familles dans l'horreur des faits ?
Eléonor Le Bugle