Nicolas Sarkozy et le président polonais Lech Kaczynski.
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"Il faut changer profondément notre manière de construire l'Europe." C'est la volonté de rupture affirmée par Nicolas Sarkozy lundi, quelques heures avant le lancement de la présidence française à la tête de l'Union européenne hier.
Une véritable nécessité dans le contexte actuel: pour 33 % des Français, la construction européenne constitue une source de crainte; 30% seulement la perçoivent comme un motif d'espoir (contre 61% il y a 5 ans, selon un sondage réalisé le 26 juin pour BVA-Orange-Ouest-France-Touteleurope.fr).
Conscient de ce désamour croissant entre l'opinion publique et l'Europe, Nicolas Sarkozy veut répondre aux préoccupations des citoyens, alors que le chantier des institutions est en panne après le "non" irlandais sur le traité de Lisbonne.
L'Europe au quotidien (mesures fiscales, etc.) devient ainsi LA priorité du mandat français. La présidence française s'est fixé quatre grands dossiers: le changement climatique, l'immigration, l'agriculture et la défense.
Poursuivre le processus de ratification
Mais le "non" irlandais compliquera la tâche. Nicolas Sarkozy doit poursuivre coûte que coûte le processus de ratification du traité. Avec l'espoir que le premier ministre irlandais Brian Cawen accepte d'organiser un nouveau vote dès que possible.
Qu'en pensez-vous? La méthode adoptée par le chef de l'Etat va-t-elle contribuer à changer l'Europe? 6 mois de présidence française vont-ils y suffire? D'autres actions ou d'autres hommes politiques ne seraient-ils pas plus à même de moderniser l'Union?
Eléonor Le Bugle