Bernard Squarcini, ancien patron de la DST, désormais à la tête de la DCRI.
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Adieu RG et DST, bonjour DCRI. Aujourd'hui s'opère une mue sans précédent dans l'histoire du renseignement en France: le service des Renseignements Généraux (RG), c'est-à-dire les "grandes oreilles" du gouvernement à travers l'Hexagone, fusionnent avec la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), entité jusqu'ici responsable du contre-espionnage.
Les RG et la DST laissent la place à un nouveau service, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI)
Créer un "FBI à la française", c'est la volonté exprimée à plusieurs reprises par les politiques. Quatre grandes missions incombent à la DCRI: le contre-espionnage, le contre-terrorisme, la protection du patrimoine et l'intelligence économique, l'analyse de phénomènes de société "précurseurs de menaces."
D'autres interprétations quant à la création de la DCRI voudraient qu'elle permette d'éviter les bavures, ou simplement de faire des économies en évitant les doublons et les gaspillages...
1 500 officiers mutés
Cette réforme a été compliquée à mettre en place. Les fonctionnaires des deux administrations ont dû choisir dans quels services de la DCRI ils désiraient être mutés.
Au total, 1 500 officiers ont ainsi changé de place. Le tout s'est fait en "limitant la casse", se satisfait le gouvernement.
Vous, qu'en pensez-vous? Fallait-il rafraîchir ce système daté de la guerre froide? Est-ce beaucoup d'agitation pour pas grand chose ? Les mesures prises sont-elles bonnes?
Eléonor Le Bugle