Les pays de l'Union appellent à continuer le processus de ratification...
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Scénario catastrophe pour l'Union Européenne, l'Irlande a refusé le traité de Lisbonne jeudi, par voie de référendum. Le score est net: 53, 4% des votants ont voté non.
Le rejet du "mini traité" par une île comptant 4,2 millions d'habitants (soit moins de 1% des Européens), n'est pas sans rappeler le "non" opposé à la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas.
Sauf que cette fois, il n'y a pas de "plan B". Le "non" des Irlandais marque la fin du traité de Lisbonne et des mesures qu'il prévoyait. Le texte devait être adopté dans l'ensemble des 27 pays de l'UE pour entrer en vigueur le 1er janvier 2009. Il ne peut plus s'appliquer.
Ne rien lâcher
La France et l'Allemagne devraient réagir ensemble au résultat du référendum irlandais. Président de l'Union pour un semestre à partir du 1er juillet, Nicolas Sarkozy a déjà annoncé "être à 100% sur la présidence européenne" à compter de ce jour.
Alors que d'autres dossiers sont brûlants - l'économie en panne, la crise de l'énergie ou l'environnement - il va lui falloir remettre les institutions européennes en chantier.
Il est hors de question que l'Irlande soit évincée de l'Europe. Hors de question également que l'Europe soit entravée dans son développement. La recherche d'un compromis sera au cœur des premiers débats de sa présidence.
Vous, qu'en pensez-vous ? Faut-il revenir, encore une fois, sur le traité de Lisbonne ou passer à autre chose ? Est-il possible de mener à bien les réformes envisagées tout en respectant le suffrage des citoyens ?
Eléonor Le Bugle