Une démonstration du bracelet électronique en août 2006
- © AFP (Philippe Huguen)
Pour désengorger les prisons françaises, le gouvernement veut développer l'usage du bracelet électronique, qui permet de suivre à la trace des personnes qui, sinon, seraient incarcérées.
Deux types de personnes sont essentiellement concernées: celles qui sont condamnées à de courtes peines et celles qui attendent leur jugement.
L'objectif est notamment d'apporter une réponse à la surpopulation carcérale, qui dégrade les conditions de vie des détenus, et de mettre la France en conformité avec les règles européennes en la matière.
63000 détenus pour 50000 places
Les prisons et maisons d'arrêt françaises accueillent en effet 63000 détenus dans 50000 places. Le développement du placement sous bracelet électronique est la mesure phare du projet de loi pénitentiaire, dont Le Parisien s'est procuré le texte.
Ce projet de loi doit être présenté dans les mois qui viennent au Parlement. Il instaurerait notamment une "assignation à résidence" sous bracelet électronique pour remplacer certaines détentions provisoires.
Et vous, qu'en pensez-vous? Le développement du bracelet électronique peut-il être une solution?
Est-ce une bonne mesure pour éviter les détentions provisoires? Faut-il l'appliquer aussi aux personnes condamnées à de courtes peines? Faut-il au contraire privilégier d'autres solutions, comme la construction de nouvelles prisons?
Aurélie Blondel