Des personnes handicapées lors d'une manifestation le 29 mars à Paris.
- © AFP (Francois Guillot)
L'égalité des droits et des chances: c'est ce qu'avait promis en février 2005 la loi "handicap" aux 5 millions de personnes handicapées qui vivent en France - près de 10% de la population.
Trois ans plus tard, l'heure est au bilan pour Nicolas Sarkozy, qui a présidé mardi la première "Conférence national du handicap".
Le président a notamment annoncé la création de 50000 places d'accueil. Et il a plaidé pour le renforcement, dès 2010, comme le prévoit la loi handicap, des sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas le seuil de 6% de travailleurs handicapés.
Ni pauvres, ni soumis
Les associations se sont fortement mobilisées ces deniers temps. Elles regrettent les lenteurs de l'application de cette loi ambitieuse, par exemple en matière d'insertion professionnelle et de scolarisation.
Fin mars, des milliers de personnes ont défilé à Paris à l'appel du collectif "Ni pauvres, ni soumis", pour demander aussi un revenu d'existence du même montant que le Smic pour les personnes handicapées qui ne peuvent travailler.
Pensez-vous que l'Etat en fait suffisamment pour aider les personnes handicapées et favoriser leur insertion? Ou avez-vous l'impression que le handicap n'est plus une priorité? La loi peut-elle suffire pour changer les mentalités?
Aurélie Blondel