La plus grave accident de passage à niveau depuis 30 ans.
- © AFP
Sept collégiens tués, 25 passagers blessés, c'est le bilan de la collision qui a eu lieu lundi après-midi entre un train express et un autocar sur une voie ferrée à Allinges, en Haute-Savoie.
Le chauffeur du car a été placé en garde à vue. Selon les premiers témoignages, il se serait engagé sur le passage à niveau alors que les barrières étaient en train de se fermer.
Le débat est relancé
Il s'agit du plus grave accident sur passage à niveau depuis 30 ans. Un passage à niveau de modèle courant, équipé de deux demi-barrières et d'une signalisation lumineuse de chaque côté.
En France, il en existe près de 15 000 de ce type. Environ 350 ont été répertoriés "préoccupants", c'est à dire qu'ils ont été le théâtre d'au moins 3 accidents en 10 ans. Ce qui n'était pas le cas de celui d'Allinges.
Mais l'accident a mobilisé les pouvoirs publics. Les passages à niveaux sont responsables de 1% des tués de France chaque année. Le secrétaire d'Etat aux transports Dominique Bussereau a réaffirmé son intention de les supprimer.
Ces travaux s'annoncent coûteux, mais quelle en est vraiment l'utilité? Ne s'agit-il pas d'une affaire de conduite? Et s'il faut payer, qui doit le faire? L'Etat ou les collectivités locales sont-ils seules responsables de cette charge ? La SNCF ne pourrait-elle pas s'investir à son tour ?
Eléonor Le Bugle