Devant le siège de la Banque centrale européenne, à Francfort
- © AFP (Martin Oeser)
La France vient d'avoir un authentique avertissement de la part de la Commission européenne. Le gouvernement a reçu mercredi une "recommandation politique" lui demandant d'accélérer sa lutte contre le déficit des finances publiques.
Selon la Commission, le déficit français devrait atteindre en 2009 le plafond maximal autorisé par le Pacte de stabilité et de croissance dans la zone euro: 3% du Produit intérieur brut (le total des richesses produit en un an). Si elle dépasse le seuil, la France risque des sanctions financières.
La réprimande est quelque peu embarrassante pour la France, alors que Nicolas Sarzoky va assumer la présidence tournante de l'Union européenne à partir du 1er juillet et pour 6 mois.
Fillon optimiste
L'équilibre des finances publiques, Nicolas Sarkozy a promis d'y parvenir, mais en 2012. "Mais dès 2009, nous nous sommes fixé un objectif absolu, un déficit limité à 2% du PIB", a annoncé le Premier ministre François Fillon la semaine passée.
Si dans sa recommandation, la Commission encourage la France à poursuivre les réformes structurelles, elle ne croit toutefois pas que le pays soit sur la bonne voie pour remplir les objectifs qu'il affiche.
Les estimations du gouvernement et de la Commission divergent, notamment sur les prévisions de croissance du PIB.
Et vous, qu'en pensez-vous? La Commission a-t-elle raison de rappeler la France à l'ordre? Ou estimez-vous que ce n'est pas son rôle, ou que le moment est mal choisi?
Aurélie Blondel